07.10.2006
Henri Troyes
L'auteur aimerait que l'on vienne ici critiquer son écriture et sa façon de faire pour pouvoir vous offrir l'an prochain des textes plus aérés et plus français car il faut le savoir, ... est-ce étonnant :
La langue française est reconnue par la constitution française ...
depuis 1992
Non, non vous n'avez pas mal lu ... foin de Rabelais, Molière, Voltaire et autres Jean d'Ormesson.... 1992, c'est pas aussi loin qu'on ne le pense donc, je n'ai pas encore eu le temps d'apprendre à "bien" écrire...
Vif du sujet :
C’est en retrouvant dans le fourbi des lettres d’admiratrices que j’ai retrouvé cette phrase-là :
L’informatique a tout de même du bon, j’ai tapé Google Henri a un gros sexe (c’est ce qu’il disait avant de recevoir un coup sur la caboche et c’est ce que Céline racontait à tout le monde) et j’ai été édifiée !
J’ai donc décidé de republier Henri Troyes. Il s’agit d’une version différente de la version originale, il est évident que toutes les personnes qui se reconnaîtraient auraient totalement raison.
J’ouvre les yeux, j’ai mal de tête.
— Tu reviens de loin, poussin.
— Je ne me souviens de rien.
— N’oublie pas que tu dois te présenter aujourd’hui.
Je ne me souviens de rien
Je me souviens de tout je ne me souviens de rien je me rappelle tout. Je m’appelle Henri.
Elle s’appelle...
Je ne me souviens de rien.
Elle s’appelle Lulubelle.
J’avais été heureux, je n’avais jamais été aussi heureux que lorsque je l’ai vu entrer, petit bonhomme gris, cheveux noirs bouclés, un ninas éteint à la bouche, un imper mastic mal boutonné.
— Ne dites rien dit-il, vous êtes sous le choc, je suis heureux.
Nous étions les bienheureux.
— Je suis heureux de vous trouver vivant, va falloir le rester, je vous délivre et je vous convoque, je suis Palumbo, officier de police, on ne dit plus lieutenant maintenant, nous sommes tous égaux sauf les supérieurs qui sont plus égaux.
Où suis-je ? Qui suis-je ? La police ? Ai-je fait quelque chose de mal ?
— Ne bougez pas, l’ambulance va arriver, on va vous reconduire chez vous, je suis Palumbo, vous serez mon témoin.
— Vous allez vous marier ?
— Vous serez même le témoin, le seul et unique témoin pour nous permettre de coincer ces infâmes trafiquants.
— Où est-on, qui suis-je donc ?
— Nous sommes dans la cache secrète où ils vous avaient emprisonné, vous ! Vous êtes Henri Troyes.
— Henri III ?
— Henri Troyes, quarante ans père de famille époux d’une dame Lulubelle.
Henri III, comme c’est étrange, je ne me souviens de rien.
Témoin , Témoin de quoi, qu’en faire de ce mot sinon le lancer à la foule, le donner à pâture à cette œil de lynx qui poétise les mots, à ce chauve qui en fera une nouvelle aventure, à Julie Larousse qui le rangera soigneusement :
Témoin, celui qui témoigne.
Le petit Robert en rit encore.
Moi, témoin ?
Moi Henri III ?
Le docteur Alain
Je ne comprends plus rien à toute cette histoire, des petits noirs passent que j’ennuage de lait condensé, je regarde Amalia qui me sourit et je lui demande :
— Alors, je suis Henri III ?
— Mais oui poussin, repose-toi encore un peu, le docteur a bien dit que tu devais te détendre tout le temps qu’il faudra.
— Il faudra longtemps ?
— Je ne sais pas, ne t’inquiète pas, tes copains pourront venir, et tes amies aussi, tu sais, je veux te retrouver comme avant, une maladie cela se soigne.
— J’ai donc été malade ?
— Accidenté plutôt mais je le répète, aujourd’hui tout va bien, Alain va d’ailleurs venir vers dix heures.
— Alain ?
— Oui, le docteur, tu sais, le petit avec sa trousse noire.
Ah ! Le docteur Alain.
Reste tranquille, je vais t’arranger les coussins pour que tu puisses t’asseoir convenablement, sur la chaise, j’ai déposé quelques ouvrages, il y a quelques Dumas, Alexandre le père, et puis le fils, et puis Mireille. Il y a un Jean-François Solnon, un Cronin et puis une plaquette de la petite Céline qui tient boutique derrière chez nous, près des quais, et puis l’Express et Télérama et un dictionnaire de poche comme cela, si tu veux faire les mots croisés, tu trouveras de l’aide. Bon, là, faut que j’y aille.
— Tu vas où ?
— Poussin, faut que j’travaille, tu comprends, faut bien rentrer des sous, moi aussi j’aimerais passer la journée près de toi, enfin, il y a aussi ton clavier, l’écran, le bidouilleur, tout à ta portée sur la petite desserte à roulettes.
Avant que je lui dise que j’aurais voulu une liseuse en peau de vache des alpages suisses, Amalia virevolte dans sa jupe gitane, elle a de belles jambes elle claque la porte en sortant.
J’attrape le dictionnaire en étendant le bras, je suis donc le fils de Jean ? Est-ce possible ?
Je serais duc d’Orléans et même d’Anjou ? Est-ce possible, d’Anjou ? Une sorte de Remy Panier alors ?
Je voudrais me lever mais je sens bien que je ne tiendrai pas sur mes jambes, est-ce ma maison de Blois ?
Il y a un journal, je voudrais le lire mais je suis si faible, j’aimerais y lire que je suis connu, que j’ai parlé hier soir à Jack, que de Guise a perdu au casino.
L’écran scintille un peu, suis-je connecté ? Le radiateur glougloutte, est-ce normal, j’ai un peu mal de tête, est-ce la maladie ?
Un message étonnant : LES JUGES FONT CRÉDIT A BATTISTI.
Je ne le connais pas, mais tout de même, c’est étonnant, les juges d’aujourd’hui sont-ils banquiers ?
Samedi matin
Bien que nous soyons samedi, le docteur Alain est passé ce matin, la femme (ma femme ?) est sortie avec lui en disant qu’elle allait travailler. Travailler, c’est quoi ? Le docteur Alain a dit que j’étais manésique, c’est quoi ? Il faudra que je cherche au dictionnaire ou demander à mon amie Julie, celle qui a les cheveux en feu, j’aime beaucoup.
Il paraît que je vais devoir vous quitter pour quinze jours, un séjour en cure.
— Tu verras, Poussin, tu s’ras bien m’a dit la personne du sexe.
Mystère de l'informatique, j'aurais juré que j'étais passé hier.
Comment m’y repérer ?
Il me semble que je perds la grammaire, l’orthographe et tout le sel de la langue, à zéro, je suis à zéro. Enfin, « elle » essaye de m’en convaincre.
Je lui ai demandé de m’apporter un Grevisse de la bibliothèque.
Souvenir (se)
Je ne m’y retrouve pas dans mes souvenirs, ai-je le souvenir de quelque chose ? de quelqu’un, je cherche dans ma mémoire, je me retourne dans le passé, je scrute les mouvements de l’avenir.
Pour l’avenir, cela semble organisé, les ambulanciers viennent vendredi matin, ils vont me conduire en cure.
Comment organiser le vide dans son cerveau, le clavier et l’écran qu’Amalia me laisse me sont-ils d’un quelconque secours ?
Souvenir.
Souvenir (se) pronominal trans. Ind. Je me souviens de vous, qu’est ce que cela peut-il bien dire ?
Souvenance – souvenir : v. mémoire. Nir, nance, où vais-je ?
Souvenir (se) (du lat. subvenire, se présenter à l’esprit).
Je me présente, je m’appelle Henri.
Cela ne mène à rien.
La vérité !... plein dans les souvenirs de famille.
Famille ? Amalia ? Le docteur Alain ? Le policier ?
Le policier l'interrogea. Son cerveau tournait à des milliers de kilomètres par heure. Elle se demanda si elle pouvait tout dire ou si il était préférable de se taire. Elle avait envie de vider son sac, mais la consigne était claire. Elle raconta donc le strict minimum : à partir du moment où elle sentit le choc. Isabelle ne dit mot sur les visites de Vincent de ces deux derniers jours.
Il y aurait donc un sac que l’on vide ?
Vincent ?
Un amour socratique.
Un vice honteux dont on charge quelquefois la mémoire de Socrate.
Un grec, souvenir, Socrate, je vois, Vincent, non, il n’est pas dans ma vie. Isabelle ? Oui, je diffuse une image d’Isabelle, souvenir, brouillard, mémoire.
Alcibiade.
Sodomie: v. coït anal.
Consulter le Robert.
Robert. Chanoine de Brioude fondateur de la Chaise-Dieu.
Les biberons de marque "Roberts" furent les premiers équipés d'une tétine en 1888. Souvenir agréable de lèvres et de succion de roberts.
Souvenir, mamelons, petits, fillette, argumenter le souvenir.
Sans brusquer une fillette,
Moi j'attends patiemment
Qu'elle soit bien en goguette
Pour pousser mon argument.
Je m’y retrouve mais il n’y a rien que du brouillard, je ne m’y retrouve pas, je ne rassemble pas les idées, la compréhension ne vient de rien.
souvenir n. m. Mémoire. Cela s’était effacé de son souvenir.
Suis-je seul à me poser mille questions sur tout ce qu'impliquait l’image d’Amalia ?
- Merci d'être venue si vite, dit Mac Aulife.
- La situation est si préoccupante?
- Nous le craignons. Mais asseyez-vous, je vous en prie. Vous n'avez pas eu le temps de déjeuner, je suppose. Partagez avec nous ce modeste en-cas, dit Van Johnson en désignant les minuscules barquettes de légumes, les canapés de saumon, de foie gras truffé et de caviar abondamment disposés sur des plateaux de vermeil.
- J'ai une faim de loup, déclara Swap en prenant place.
Elle choisit un assortiment de canapés et les mâcha.
Sorgues n'eut même pas à partir sur la pointe des pieds. Ces deux-là l'avaient totalement oublié, emmurés dans leur univers, ils poursuivaient un rêve qui les mènerait, ainsi que tous les rêves des hommes, au néant.
Souvenir.
Néant ?
Fait de se souvenir. Conserver, perdre le souvenir de quelque chose, conserve, mettre en conserve. Se servir de son con.
Sophie, Sioran Nicolas...? Dieu (qui n'existe pas) que c'est facile à dire quand on ne se souvient de rien.
J'suis contre les mots détournés, ceux qu'on prend en otage et à qui on fait raconter n'importe quoi en prétextant la vérité....Mais les mots qu'on planque, l'auto-censure...j'suis pas contre. Contre ? Être contre Sophie ? Nicolas, Nicolas....ces mots cachés, sont là de toute façon. Saint Nicolas ? Tout l'art réside en la capacité de lire au delà de ce qui est écrit. Ça me fait penser, penser mémoire souvenir les mots les maux la langue l’émission le comédien, ah oui, le fameux Jean.
Jean Passe.
Et Desmeilleur. Ne joue-t-il pas encore mieux ?
Isabelle Amalia, Sophie, elles se débusquent, le flou cerne les voiles qui les entourent.
Le plus "important" n'est pas forcément dans le mot qui a l'air d'exister mais dans celui qu'il permet d'imaginer, juste en dessous.
En situant bien.
En calculant les polices, le mot en dessous du manteau, la peau nue dans la fourrure, le fantasme de Sophie.
Image, idée, représentation que la mémoire conserve. Souvenirs de collège. Évoquer de vieux souvenirs communs. (Plur.) Livre de souvenirs. Écrire ses souvenirs.
Écrire, écran clavier acteur. Il n’y a plus que des acteurs dit-on à la radio qui parle de la télévision.
Il faudra que je demande à Amalia qu’elle apporte une télévision dans la chambre.
(Dans les formules de politesse.) Mon meilleur, mon affectueux souvenir à vos parents.
En souvenir de: pour conserver le souvenir de. J’ai gardé cela en souvenir de lui. Absol. Il me l’a donné en souvenir.
Le duo d'accouchement maman le petit gniasse, voilà un accord à se souvenir...
Et la petite maison ouvrière, la dernière année, quand elle venait plusieurs soirs par semaine...Elle mit la clé dans la porte d’entrée. Corinne pénétra dans la pièce, le panier à provisions à la main. Il n’est pas en forme aujourd’hui. Il est heureux qu’elle soit là. Cela lui fait du bien, intensément. Pour une fois, il a laissé les livres sur la table et est resté au lit. Cela n’arrive pas souvent, un gros rhume et un coup de cafard parce que depuis quelques semaines, elle vient moins souvent.
Sophie, Corinne, Isabelle, Éliane.
Je sens bien qu’il y a une Éliane.
Elle prenait sa voiture pour aller jeter ses bouteilles de vin, de bière ou de lait en verre dans la benne à ordures destinée au recyclage, je vais à l’ bulle disait-elle, cela faisait ainsi davantage de mal que de bien si l'on prend en compte les litres d'essence nécessaires pour faire ce trajet. Et le temps, et le docteur qu’elle disait avoir rencontré, le docteur Alain ?
Oh mais je vous rétrospective, mes belles, tout ici m’y ramène, un vase sur le manteau de la cheminée, le manteau ouvert d’Hélène et je joue Pâris, je mythologise !...Elle aimait les garçons, Hélène.
Elle disait qu’elle a beaucoup à faire mais que lui, il ne doit pas s’en faire, qu’il va devenir un grand ingénieur, il sera un super patron, un chef.
Un chef que l’on conchie, un chef qui branle un chef couché étendu claviotant parkisonien.
Jean-Pierre Henri est-il ironique; se décrit-il tel un homme qui assassine six femmes — il les fusille, les noie, les guillotine, les empale, les enterre vives, les fait attaquer par des faucons.
Allez savoir pourquoi, les vedettes descendent toujours au Carlton. Et lorsqu’elles condescendent à vous recevoir, c’est souvent dans leur chambre qu’elles vous font l’honneur de leurs confidences.
Est-on au Carlton, à Cannes au Carlton en 1925 ?
Se souvenir pour un auditoire.
Professeur, je professe, comment se souvenir, fesse, fesses d’Isabelle, de Conchita, d’Aimée, de Mademoiselle M ? de Danielle ?
Suis-je mécontent de mes émotions, Henri s'en voulait-il d'avoir les tripes nouées pour un gros tas de viande, Arlette, Huguette, Marinette, Claudette, Sylvette anciennes jeunes vieilles condamnées. Renée, c'était ma première petite faiblesse. Tout à l'heure, au passage, sans rien vous en dire, Isabelle Éliane Claudine, je me suis laissé prendre par le souvenir de mon premier lancement.
Mais Frédéric n'écoutait plus, les yeux agrandis sur un souvenir troublant. Il revoyait le cul, les reins, le dos à ressorts de sa belle maîtresse brune, déchaînés par la volupté, et qui ne portaient, il en était absolument certain, aucune cicatrice...
Souvenir Frédéric, de Prusse ? Bleu ? Les maux les mots Momo, mon ami Momo qui habite rue de la Victoire.
Jambes croisées, enfoncé dans le matelas, sous une couette monstre, un doigt sur la bouche, les yeux rivés, soudés a l’émerveillement sur mon invitée, j’écoute, religieusement, sa vie qui se révèle parfois et s’esquive souvent. Les yeux fermés, Éliane Isabelle Sophie Natacha, il y a une Natacha. Des mots givrés, un apéritif italien une musique douce, Johnny Halliday.
Suis-je un ancien négociant en vins et spiritueux, ai-je englouti une vraie fortune dans les casinos, les chevaux et les femmes, je ne sais trop dans quel ordre, Knokke le Zoute, Valéry en Caux, Deauville la Grande Motte, une blonde, de gros seins. Révolté par une telle débauche, tout le monde m’aurait-il proprement largué : la femme, les gosses, et tout le reste de la famille. Charline se souvenait avoir entendu sa grand-mère clamer qu'elle applaudirait au suicide d’Henri le dégénéré.
Je survécais, et de manière romantique !
Céline attendait avec Monsieur Dubonnet ou alors elle prenait des bains, se parfumait, faisait ses ongles, passait du rouge sur le bout de ses seins, brossait ses cheveux, enfilait un déshabillé, tout cela pour se préparer aux scènes qui allaient suivre.
Je voulais qu’il me trouve dans mon bain, raconta-t-elle. Il me disait qu’il arrivait. Mais il était retardé. Cela se produisait souvent.
Étais-je un attardé, un retardé souvenir mots mots Momo, te souviens-tu de moi ?
Un libidineux ?
La force ou l'énergie sexuelle guident-elles ma libido ? .
Sexuel, mots, Hollinx qui trouve des mots le lundi.
Dis-moi Céline, les années ont passé, as-tu écrit Bagatelle pour un massacre?
En sortant, il fallait que je prenne date pour un rendez-vous.
- Tu sors le soir ? lui demandais-je
- Pas souvent car j'ai beaucoup à faire, répondit-elle dans mon souvenir.
- Le cinéma ça te dit ?
- Pourquoi pas ?
- Quand ?
- Ce soir, demain sinon la semaine prochaine.
On se mit d'accord pour la semaine suivante. Je me gardai bien de parler de cette rencontre avec mes amis qui n'arrêtaient pas de me plaisanter. Je revis donc Héloïse la semaine suivante. Éliane, Claudine, Marcelle, il y a eu une Marcelle ?
Chauffe Marcel !
Je suis cloué dans ce pieu, je suis au pieu, le pieu me transperce le cœur. Suis-je ménopausé ? La faculté me désignera-t-elle comme le phénomène bio-psychosocial du quartier, le docteur Alain convoquera-t-il des spécialistes sexuels qui feront des thèses sur la grande période de la pré-ménopause, de la ménopause et de la post-ménopause. En parlera-t-on chez Mireille Dumas, chez Michel Drucker, la mémoire collective me revient ?
J'ai des souvenirs à lui raconter qui le feront craquer littéralement! Dans cette ville du sud de l'Angleterre, je n'avais pas grand chose à faire par cette journée de samedi, la semaine anglaise, la sauce, la clé, perfide Albion.
Churchill, politique, les réseaux, (capital, politique et médias) à travers lesquels se tisse, le plus souvent à notre insu, des relations associant de manière régulière les principaux dirigeants mondiaux des milieux économique, politique et médiatique dans un projet capitaliste commun, que rejoignent plus ponctuellement certains responsables syndicaux, des personnalités scientifiques et culturelles de renom ainsi que des intellectuels et même quelques représentants de la société civile.
Ça y est tout arrive je récupère qui est Amalia, pourquoi ce docteur Alain me fait-il prendre une gélule toutes les deux heures, toutes les deux heures ! Une litanie, des rogations, dérogation, déroger, comprendre souvenir, nuage mal de tête mal fièvre affreux aphteux vaseux.
On toque. Entrez Elle entre. La connais-je, connasse, connu con, j’y retourne conchiant concupiscent, « J'ai les cassettes » elle me les tend, l’étang.
Je me souviens du cri que tu as poussé l'été dernier en regardant Billy l'exorciste à la tronçonneuse, un bon boulot, j’adore, surtout quand il mange le bébé de la Polonaise.
Je cherche sous le lit en tendant le bras, chassant des araignées, « j'ai les chips ».
Claudine, Huguette, Sophie, elles détestaient ce genre de film mais elle savait que j’avais besoin de sa présence, elle plaça la première cassette dans le magnétoscope, probablement une pièce de musée, puis appuya sur Lecture.
« Ça va mieux ?» me demanda t'elle.
Il n’y avais rien à voir, il n’y avait pas de télé, seul le magnétoscope ronronnait, la pièce est vide zonzon zon zon dit l’appareil qui ne se souvient de rien. Dans l’autre coin, il y a quatre coins plus un recoin, le frigo répondit bzom bzom.
La touche avance rapide n'était plus qu'un vague souvenir sur l'appareil. Et il n’y avait pas de rewind, comment se souvenir ?
Ce souvenir.
Sous venir.
Subvenir. Besoins, besoin, besoin de rien envie de toi. Je bande, Comme c’est étrange !
La considération du politique à l'égard de la culture confine bien souvent à l'indigence. Dans le monde culturel, il y a des artistes, des créateurs qui travaillent dans des conditions qui défient le bon sens, au lit, sous la couette, je bande, je suis tout dur, Amalia, le docteur Alain, peuvent-ils quelque chose pour moi ?
Faith ????? »
« Oh c’est gentil de vous souvenir de moi les copains » elle s’approcha du lit. Mais Claudine s’interposa, tandis que Céline repoussait le clavier.
(Objets concrets.) Ce qui rappelle la mémoire (de qqn, de qqch). Cette photo est un souvenir de lui.
Souvenez-vous du Maine ! Au diable l'Espagne !
Nicolas
Saint Sarcozy Sarcophage Polonais Saul Sous ton balcon, il est mort ai-je entendu dire. Mort ?
Alors, il n’y a plus que le souvenir.
Je ne peux donc pas mourir, je n’ai pas de souvenirs.
Spécial. Bibelot qu’on vend aux touristes comme souvenir. Marchand de souvenirs. Marchand de sable pom pom pop om, certains vont dire que je chante faux.
La faucheuse, ah ah
Le clavier clignote, je lis un Lublok, une Canadienne, chauffeuse, manteau, imperméable trench coat, Coêtquidam, que dit-elle ?
Hier soir en rentrant chez-moi, je débarque de ma voiture et je me dis que je vais aller marcher un peu. Il fait beau, ça va me détendre et je vais peut-être passer une nuit digne de ce nom. Je rentre donc pour m’habiller un peu plus chaudement et puis je ressors.
Je m’élance donc dans la rue en pensant à tout et à rien. Je suis dans un quartier tout ce qu’il y a de plus résidentiel. À un moment, j’entend une voiture qui ralentie derrière moi, mais elle ne me dépasse pas. J’entends le bruit du moteur, sans plus. Je me retourne, un vieux pick up gris qui avance tout tranquillement. J’en fais pas de cas. Je continue mon p’tit chemin. Voilà que j’arrive dans un p’tit bout qui doit faire une trentaine de mètres tout au plus, je sais même pas, où il n’y a pas de résidences. Le foutu pick up s’avance à ma hauteur. J’suis sur le trottoir à côté, je me retourne, première chose que je vois c’est un homme, sexe à la main qui se masturbe en me regardant et en continuant à avancer à ma vitesse. J’accélère le pas, je fixe la prochaine résidence en ayant l’idée fixe de foncer dans le stationnement aussitôt que j’y arrive. Le temps paraît long. Je respire vite, je stress. Je fais quoi s’il m’embarque? Il ouvre sa fenêtre côté passager. J’accélère encore le pas, mais j’suis incapable de partir à courir. (J’y pense en fait?). J’entend ma respiration et sûrement que lui aussi et que ça doit l’exciter le salaud. Regard rapide dans le pick up. Les yeux qui ne peuvent regarder autre chose que son sexe dans sa main. J’ai peur. À quelques mètres de la résidence, il accélère et pis s’en va. Trop conne pour récupérer son numéro de plaque d’immatriculation c’est à ce moment là que je me décide de partir à courir direction chez-moi. Une voiture de police qui passe dans la rue. Les arrêter? Pour leur dire quoi? Il a filé. Je ne sais rien à part le fait que c’est un vieux pick up gris. J’entre du côté de chez mes parents. À bout de souffle. Je raconte tout, encore sous le choc. Ça fini par passer.
Je me douche, je vais au lit. Cette promenade qui devait m’aider à bien dormir a eu tout l’effet contraire. Nuit de merde.
Beaucoup plus de peur que de mal.
J’habite dans une p’tite ville. J’suis pas à Montréal. Ça arrive des trucs comme ça ici aussi? Il fait ce p’tit jeu souvent? Il a déjà traumatisé des p’tites filles en faisant ça? J’ai 28 ans et ça m’a mis dant tout mes états. J’ose même pas imaginer une jeune fille à qui ça arriverait.
J’suis dégoûtée.
C’est fou ce qui se publie, Hélène s’appellerait-elle Hélène ? j’ai pris une douche avec elle, je me suis masturbé contre sa jambe, cela m’a fait du bien. Lique, un autre Lublocage, Didon et l’autre là qui dit que :
Sur mon blogs je râle sur tous ce que je trouve injuste. Exemple: le prix du pain et les visite chez le médecin qui augmente souvent alors que mon salaire n'évolue pas beaucoup lui. Merci de ta visite
Y a pas de quoi, je ne sais même pas où je vais. Le passé, les remords ?
Stany Kefer a relu, m’a-t-on dit, plus souvent que moi les définitions des quatre dictionnaires, pour bien s'imprégner de la notion de remords.
Qu’avait-il a en foutre de cette nouvelle qui se publie : avoir des remords. Et il doit gagner le concours. Que va-t-il faire en cette galère ? Y aurait-il un New’s academy plus subtil que Police quinto ou Chansons à la carte ? Les trompettes de la renommée, y-en-a, j’te jure, z’ont vraiment la boule à zéro. Avoir des remords et l’écrire ! Cela ramène de suite des picaillons, ceux qui, dit cet Ostrogoth, manquent, tiens, simplet relis Papillon et bientôt les mémoires d’un enfermé Arlonnais, ça, cela fait du blé, remords, kèsako ?
Quatre dictionnaires et il dit qu’il manque de blé ? Ce Stany, un trompeur, un maffieux, un homme de réseau, peut-être même un sbire d’Electrable qui vous coupent quand bon leur semble. La circoncision dé facto, le facteur, je me débrouille je m’embrouille le brouillard aspirine Bayer Agfa Gevaert y a pas photo Gosselies le Congo Matabiche, saka saka, Sophie, ça boume, l’essence Simoun, un vent venu d’ailleurs, aie l’heure, t’as vu l’heure, j’ai rien vu, j’ai même paumé mes lunettes, enfin, seulement le verre de droite, je tire un peu à gauche je recharge le Wesson tandis que Smith part faire son boulot, j’aime les gens sérieux Alain, il est docteur dit Amalia, il lui rend visite moi aussi j’ai bien aimé être docteur, elle s’appelait Denise, elle avait un chewing-gum qui goûtait la fraise, j’ai léché sa fraise, dentiste, autiste, enfermé, Alain, le docteur Alain, à l’intérieur Stany, menteur, Africain de mes deux, Stany premier lauréat, on rigole, quand il travaillait à radio-Luxembourg, on rigolait de lui, il savait toujours tout, jusqu’au jour ou Den’dé lui a donné un mauvais café, un vrai moka, un arabe, y qu’eux d’mauvais, vais mal, mal, dur fièvre longueurs et pointes, Amalia, Claudine, Sophie, Céline, Corinne, quatre dictionnaires, quatre pas trois, quatre, mais où est-il allé les chercher, de quoi ai-je l’air avec mon petit machin de poche, mouchoir, docteur Poche Wasterlain, Pointu, le trésor du machu Pichu le fichu sur la tête des vierges c’est fichu pour mon avenir, quatre dictionnaires et je n’ai que six jours devant moi, les ambulanciers viennent vendredi Vendredi L’île, le lagon bleu Brooke aujourd’hui c’est dimanche Amalia n’a pas parlé de travail, elle m’a quitté il y a cinq minutes il y a cinq heures le temps passe elle devait porter des roses blanches à sa maman, c’est mignon, où trouve-t-elle l’argent , connivence-t-elle ?
Mémoire, étudiants, elle tape des mémoires, elle me taperait peut-être aussi ? Écrit-elle pour Stany, je le sentirai, il fume des Craven A, je reconnais leur odeur, j’ai la mémoire des parfums, j’ai du nez j’ai la mémoire qui flanche ou quoi où suis-je qui êtes vous, on frappe à la porte, entrez redis-je...
Elle est entrée, j’ai eu la mémoire des gestes, je ne sais plus bien à quoi ils servent mais j’ai retrouvé les zones d’ombres, les mouvements, la souplesse des doigts, regardez, ça marche, elle est sous la couette et moi je ris, je ris, je ris.
Le diable en rit encore !
Henri.
Je m’appelle Henri.
Dans la rue, enfin, je regarderai quand je pourrai me lever ....
Chante !
C’est dimanche, c’est le jour du sein ! demain, c’est même la journée de la femme, tout entière ! Toute entière, Entièrement, on pourra la regarder, la toucher, la saisir, s’en saisir, ne pas la saisir....
Quel saisissement !
Les femmes ont un jour et je ne m’en souvenais pas.
La cure s’annonce
Quatre demain matin disait le conscrit en ces temps-là
Trois pour les optimistes, cinq pour le compteur fiscal...
Quinze jours de cure et hop, hip hop, cela danse, la mémoire vive am stram gram ram et rom tartine et boterham, hache ou non la mémoire me reviendra, Alain et Amalia l’ont juré leurs grands dieux.
D’ailleurs elle revient, je le sens bien, c’est la journée de la femme, Henriette Huguette Céline, Claudine, Andrée, Annelise, Brigitte, Bretrande, Désirée, Doddie, Eugénie, Eliane, Francine, Folcoche, Grenadine, Germaine, Juliette, Jeannine, Isabelle, Isadora, Kalinka, Khebab, Louise, Laurentide, Marcelle, Monique, Nadine, Noémie, Ophélie, Onomatopée, Pauline, Prudence, Quelle, Quirinale, Renée, Raymonde, Romane, Suzanne, Sophie, Tania, Trudy, Ursule, Ulma, Véronique, Véritable, Wenny et Wouhwouh, Zoé et Zazie, elles sont toutes là, ce lundi de fête, ce lundi au soleil, tu vois Stany que la mémoire me revient, une balle dans la tête ce n’est pas suffisant pour me tuer, d’accord, cela ne mène à rien, cette courte semaine, on va y dire tant d’inutilités, mais après la cure, ah !
Après la cure, derrière la cure, des buissons, un cimetière.
Femmes je vous aime, je vous dévoile.
La société pharmaceutique pour laquelle elle travaille brasse des milliards d'euros chaque année. Elle ne s'occupait pas vraiment de la partie scientifique des projets même si elle en avait eu la formation. Elle avait gravi les échelons petit à petit. Du simple laboratoire d'études sur les molécules au bureau de gestion des contrats avec les autres sociétés, dont les fournisseurs de "matières premières". Un poste important.
Des femmes ont des postes importants, ainsi, dans la rue, le facteur est une femme. Je dois attendre que le facteur sonne, trois fois, comme le train, le train siffle et Anthony chante, tu vois que la mémoire revient Poussin, m’a dit Amalia.
Rodriguez tu m’as tué, non, c’est Tortilla, on ne fait pas d’omelettes sans casser les œufs, le lundi au soleil... des femmes nues, des corps lascifs, des lacets au réglisse et à l’anis, l’honni soit qui mal y pense, panser le cheval le cheval de course je me régare régal gâteau on mange quoi, on mange quand ? Totoche t’as fait la cuisine ? Je me dévoile, misogyne, miss Ogino. Trop rapproché sont ces deux trous, je sifflote, l’air me revient, du vent dans les voiles, la révolution, si le vit manque Pluviôse, il se fout tout droit dans Ventôse.
Le grand air, Faust et Marguerite, la Castafiore castratrice, tu le prononces bien me dit Alain en me represcrivant des pilules bleue pour le foie.
Tout me revient, la mémoire, les gestes, j’ouvre la bécane, je clichotte la prise tertiaire, j’enfiche la prise mâle, manque une multiprise faudra voir chez Blogarama ! Et puis passer à l’expo, vingt ans de macdo ! Vingt cinq berges que les Steve’ brothers ont dévoilé une petite boite beige avec écran incorporé qui fait "bong" et dit "hello" quand on l'allume... le Macintosh était né ! En mars 1984 le premier Mac fut exposé à la Maison de l'Informatique à Paris et, en ressortant, je suis pris d'une furieuse envie d'aller braquer une banque pour me le payer. J’ai foncé chez Pomme, je l’ai retournée, elle m’a dit, te v’la encore avec tes cochonneries ! Après qu'elle m'eut travaillé dans la racine de bruyère, j’eus des velléités de soudard et sans être de la brioche infernale, j’avais furieusement envie de lui tarauder la bagouze. Elle, bonne fille, se laissa vadrouiller dans le gros colon. 25 ans de Pomme dans la Peau...
La mémoire flanche, Pomme, c’est en 74, j’étais jeune et elle aussi, alors qu’a-t-on fait sans écran, pendant dix ans ?
Donc j’étais né et Pomme n’était plus vierge ? Et Claudine ? Et Denise ?
Bon bon, l’heure va changer quand je reviendrai de cure, et la saison, voilà, le printemps se pointe dans notre hémisphère, il est temps que je trempe réellement ma plume pour vous amener les textes promis ...en avril sans trop me découvrir.
Voilà l'effet des vitamines ! J’interloque l’Alain,... tout ecto qu'il est ! plasme ! plasma, écran que dit mon écran ce matin ?
André feuilleta d’un doigt distrait le dernier magazine de ciné qu’il avait ramené de chez Stef, son libraire préféré. L’idée lui était venue d’aller passer l’après midi au cinéma lorsqu’il s’était rendu compte qu’il était seul devant sa pizza froide.
S’il allait en ville, il rencontrerait des gens, voilà une bonne idée se dit-il et il se sourit de l’avoir eue.
J’étais chez Isabelle ? Non, Ai-je déjà lu cela ?
Je me dévoile encore, à mon sens, la question du voile du fédéralisme linguistique belge joue très précisément le rôle de roue de rechange. Pour être un substitut crédible, le nouveau problème doit remplir plusieurs conditions. Henri III est-il le fils de Céline et Henri ? Est-ce une histoire belge ?
Cure d’eaux, cure dents ?
Légèrement penauds malgré tout, les responsables de Coca-Cola ™ et © Grande-Bretagne ont bien été obligés d'avouer que l'eau qu'ils vendaient sous la marque Dasani n'était que de l'eau du robinet. Les usines d'embouteillage recevaient l'eau par une canalisation, la filtraient pour faire bonne mesure et la mettaient en bouteille, cette dernière action ayant comme principal effet de multiplier la valeur du produit par plus de 3.000% Depuis sa cage en verre, Dutroux a immédiatement réagi: "Si j'avais su, je me serais plutôt lancé dans le commerce des eaux minérales. Ca a l'air plus rentable que d'enlever des fillettes. Même si je n'ai pas enlevé de fillettes, puisque je vous rappelle que c'est Michèle Martin qui a tout fait pour le compte de Nihoul et que je n'ai rien à voir dans cette histoire et ne me prenez pas en photo s'il vous plaît.
D’ailleurs, en photo, serait-ce Henri ?
La photo n’a pas pris voir le pourquoi !
Hier, journée de la femme.
Oui, la journée de la femme, c’avait été une journée exceptionnelle, j’avais connu Boule et j’avais fait l’amour toute nue dans l’herbe sur une musique de Stevie Wonder.
Des mots qui traversait l’espace, le docteur Alain vient de me quitter, je monte à Amsterdam, me dit-il, faut-il rapporter quelque chose ?
Amsterdam, je ne sais même pas où c’est, je suis vaseux, plus qu’hier et l’ambulance, l’ambulance viendra vendredi me dit-on une fois de plus. J’ai essayé de téléphoner au Capitaine Nemo, il est aux abonnés absent ou alors j’ai mal compris la standardiste suave qui disait tape sur le trois francophone, sur le deux pour la technique sur le huit pour le septième ciel.
Les apparences sont trompeuses.
Bien entendu les mots qui traversaient manquaient de lenneté mais rien ne va plus, on profite du brouillard pour montrer des choses que je ne vois pas, une photo de paparazzi ! Comment y croire ?
Céline est venue dans la pénombre, je vais bien ...
Le fil d’Ariane.
Ils me prennent pour un sot, ils croient que j’engloutis leurs sales pilules, ils vont être surpris. Il en faut plus d’une giclée de P38 pour m’abattre. J’ai pu avoir Némo en ligne, il va tester le fil d’Ariane.
Un premier essai pour la route avec une information banale : L’air de la campagne. Un sondage mené pour le magazine “Country Living” révèle que 41% des citadins ayant fait le saut vers la campagne estiment que le déménagement avait ajouté du piquant à leur vie sexuelle. Ananova qui rapporte certains des résultats du sondage nous dit que 39% ont noté une amélioration de la qualité de leurs relations sexuelles, 26% faisaient l’amour plus souvent, et 32% le faisaient plus spontanément. Qui plus est, le degré de “satisfaction” serait plus élevé chez les personnes ayant déménagé en campagne depuis cinq ans ou plus.
Cela est de bon augure, il paraît que le sana où l’on m’emporte vendredi, c’est la campagne.
Il aurait fallu donner de mes nouvelles à Alain et à Danielle, à Danielle surtout mais, les cartes postales de la semaine prochaine devraient suffire.
J’ai eu un moment une bouffée au cœur, le voisin, je crois que c’est le voisin est passé, il a frappé, il a crié, Lazare, lève-toi ! J’ai fait quelques pas dans la chambre, enfin, techniquement parce qu’en réalité je n’ai pas pu me lever , mais je ne voulais pas qu’il s’étonne, sans doute lui avait-on raconté l’histoire d’un lézard qui paresseusement restait au lit alors que les autres allaient au turbin.
J’ai relu un passage chez Ariane, qui m’avait bien plu : un scientifique lui conseilla :
"Si ta fille trouve quelque chose qui ne fondra pas entre ses doigts,
elle sera guérie."
J’ai voulu dire quelque chose et je n’ai plus retrouvé ma liberté de penser, pourtant le fisc n’avait pas ma nouvelle adresse. A cause du joint peut-être ? Lis-je trop ? L'étalon puissant peut être amadoué, mais si vous le traitez mal, il n'aura de but que celui de vous désarçonner. Tu vois le sens de tout m’échappe, la cure est-elle nécessaire, en veulent-ils à mon héritage ? Tiens, je vais les surprendre, je lègue mes lentilles à Hollinckx.
J’ai soif. Très soif. Une soif d'ivrogne. Une soif sans soif. Il me faut une bière, vingt bières ou n'importe quoi qui gonfle mon estomac et puisse m'assommer une bonne fois. Le capitaine me le criera : boit sans soif ! Je me redresse, tu vois que je peux déposer une jambe et puis l’autre, je pousse le cul vers le haut, je me prends les pieds dans une couverture. Je m'étale sur le tapis, le nez éclaté. Les larmes qui jaillissent ne sont pas celles du désespoir. Je me palpe la face et regarde ma main rouge et poisseuse. Vieux crado va encore dire l’infirmière qui apporte le repas de midi, parce qu’il faut le dire, Amalia travaille au dehors, tu vois, qu’est ce que tu vois ?
J’enfouis mon visage dans le tapis, lamentable. L’envie de boire ne m’est pas passée, foutue envie de boire. Je tourne la tête sur la droite et j’aperçois de la lumière, loupiote étrange sous le buffet où Amalia range le Nescafé pour les copains qui passeront aujourd’hui, et de l’oxo, et un peu de thé orange pekoe. Une toute petite lueur scintillante. Sous l'armoire !
Une horreur de lumière qui relancerait l’aventure ? ma curiosité. Foutre le camp ou déplacer le meuble et... trouver la lumière. Mais je ne peux plus bouger, ces saloperies qu’ils me donnent, Alain et elle, me foutent le bourdon.
J’essaye de clicoter sur le G.
Et hop, en ligne : Allo ! Y a personne ?
Yolande.
Ainsi donc bien parler ne m’a pas servi. Ils m’ont cloué le bec avec leurs saletés, je suis convaincu qu’ils mettent des somnoliques et autres hallucinatoires dans le café, c’est pour cela que j’ai fait apporter un petit pot de Ricoré par la jeune dame que l’on m’a présentée. Elle est infirmière, regarde, en bel uniforme blanc et rose, avec un petit chapeau Bécassine. Comme elle a dit en riant, je vais vous faire la piqûre, j’ai été un moment inattentif et hop, mosquitoes in the fessard, deux fois, Bedos aurait ricané, ah ! la sâaââloppe...
Plus que morfondus, suicidaires, à moi !... à la renourriture ! agoniques !...Rameuter les copains, les amis, vous les copains, je ne vous oublierai jamais, sauvez Willy ! Si un crabe du fond de l’océan trouve des marcheurs blancs parrainés, vous aurez bien à cœur de me sortir de ce trou, où est-on ici, ici qui ne sera plus demain, c’est confirmé, une ambulance passera vers six heures demain matin. Ils croient que je n’entends rien, j’entends tout.
Je sais qu’ils racontent des histoires sur mon compte, des histoires à dormir debout, ils disent même que je suis homosexuel. Cela ne peut pas même se concevoir lorsque l’on est comme moi un homme de si grande piété, c’est une rumeur colportée par mes adversaires politiques pour me rabaisser, justifier mon remplacement et éviter un mélange des genres qui classerait les Saxe Cobourg au rang de jambon avarié.
Les critiques ne sont que le fait de partisans de la famille de Guise et des catholiques opposés à ma relative tolérance envers le nouveau maire de Paris et des amis borsalino-italiens. A propos d’Italien, me vient à l’esprit Palumbo, détective de la nouvelle police qui remplace celle qui n’était pas compétente en écritures. Que devient-il ? S’il est en planque, pourquoi n’intervient-il pas ? Où ai-je pris qu’il avait changé de métier, qu’il était devenu maître chanteur ? Ils seraient même plusieurs.
Il aurait été marié plusieurs fois et l’une de ses femmes serait, dit-on facilitatrice. C’est quoi çà ? Une sorte de madame cul-boutique ? Femme de policier, ce serait étonnant, non ? Une amie de cette Julie qui se pose des questions sur les hommes ? Les Palumbo sont une grande famille et les recherches généalogiques ne sont pas le fort d’un handicapé alité. Le Palumbo de Monaco qui prétend pouvoir faire des recherches approfondies d’un simple click qui évite la grande claque n’incite pas plus à la confiance que mon policier à petite casquette Pokémon.
Des formes doucement arrondies, de jolis petits seins en forme de demi-orange, fermes, le regard ne peut qu’être charmé. Et nue, toute nue, elle a lancé au cornet des mots et des regards. Allongé sous la couette hivernale, je tente une attitude mignonne, charmante, gentille, de l’Henri tout entier, je tends l’oreille pour savoir, pour tenter de connaître la destination réelle de l’ambulance. Je n’ai entendu parler que de saints, Pierre, Gilles, Philippe et tutti quanti, l’Italie à nouveau, serait-ce à cause des pâtes d’hier soir ?
Et de Tampon et puis un nom étrange
Yolande est très mince, très adolescente mais déjà infirmière diplômée, m’a assuré Amalia. Et pourquoi donc s’est-elle mise toute nue, je grelotte et elle assure qu’il fait chaud, la fièvre ? Nous sommes encore loin de samedi soir. Et entre aujourd’hui et samedi, il y a vendredi, inéluctable.
Des pâtes, des Panzanni, même, oui, bien qu’ils m’aient attaché au lit pour que je ne tombe plus, je suis bien traité comme disent tous les détenus lorsqu’on les interroge, je suis même bien nourri, des pâtes vous dis-je, hier des raviolis, avant-hier des tagliatelles, plus tôt c’étaient des cornetti, des maccheroni, des tortilloni, des spaghetti,
L’autre là, que fait-elle, ne dirait-on pas qu’elle se prend pour la dernière cigarette du condamné ! J'en ai connu au moins douze, des vierges merveilleuses et musclées, et des apollons de lycée qui voulaient m'avoir à l'extase, que je leur fasse toutes les privautés, la veille qu'on m'assasse. Il y a longtemps que j’ai vu le tram et que j’ai chanté « Gare au gorille » !
Le roi était désespéré.
Que pouvait-il faire pour l'aider ?
Raconte l’Ariane, dans son petit poème qui m’est resté à l’oreille. Arian cela fait toujours trop de bruit. Que disaient-ils lors de leur dernière réunion, ici dans la kitchenette ? Oui, ils parlaient d’Ariane, ai-je affaire à des terroristes ? J’entends parler de méta-moteur, kesako ? Un truc japonais pour faire avancer les voitures avec de l’eau de rose qui serait moins taxée que ce puant pétrole qu’on se paye à coup de Cheick ?
Je n’ai pas essayé savoir plus, il aurait fallu que je tende mieux l’oreille, que je soulève la tête, que je bigle. La tragédie je vais vous dire je devrais déjà être assez loin, en Laponie, en Patagonie, en Australopothéquie, en Syldavie. Dès les premières visites voyeuses, les premiers biglouseurs de biais, j’ai compris que je ne ferais pas long feu dans cette piaule mais où vais-je et vais-je en revenir ? Suis-je un kidnappé ? Le docteur Alain, un peu que j’en ris, dans sa trousse, un Beretta, tout clinquant qui se laisse caresser la détente j’imagine avec jouissance.
— Te tracasse pas toujours comme ça Poussin me dit Amalia, c’est pour ton bien, le docteur sait ce qu’il fait.
Docteur Alain, c’est pas un métier ça ! Des Couture, des Poher, des Potier, des Vankervel, des Touches, Moreau, Bouvy, Tambourini, les Alain ne manquent pas à l’annuaire, mais avec une tronche comme le mien, m’étonnerait qu’il s’occupe des grands brûlés, suis-je un grand brûlé ? Ils m’ont vraiment ligoté, je ne peux plus ramer d’un poil, je bande sous la couette en regardant à travers mes cils la Yolande qui se défoule depuis une demi-heure avec le cornet du bigophone, c’est pas elle qui paye la facture !
Elle fafiotte, parlotte, linguiste, humaine et langue par écouteur interposé forment symbiose, parasites consentants, ils se nourrissent l'un de l'autre, tels la monture et son cavalier, seuls le respect, l'amour et la dignité consacrent l'étrange couple et unissent les affinités, c’est envoyé par la rousse mais celle-ci c’est mieux, sabir, style, tapette, terminologie de l’instant présent, tout y est, à qui qu’elle cause donc ?
Enchaîné, camisolé... mais le pire faut entendre, écouter sans vouloir et l’on ne discutaille pas même de moi, vexé je suis de sa platine qui m’ignore, mais alors totalement, je suis un meuble une loque, une momie, un zombie!
La Yolande s’approche et zombie se redresse, elle n’en sait rien, elle vient de raccrocher en souriant, à quoi pense-t-elle ? Yolande, j’en ai bien connu une, mais l’âge, ça ne colle pas, celle-là venait du Québec. Elle avait remporté la bourse Yves-Thériault de Radio-Canada pour le synopsis de sa dramatique La femme de sel, je me demande si c’était pimenté.
Mais que fait-elle ? Elle va prendre un bain, la salope ! Oui, je sais, ça a l’air contraire, on devrait dire la propre, mais prend-on un bain nue porte ouverte alors que dans la pièce voisine et principale se trouve un attaché que l’on va rouler comme ces mitouflés rogatons uriques, arthritiques à béquilles, podagres si tellement croquevillés, noués, souffreurs de tous sens, ahanants acrobates d'enfer, face de gargouilles, hideux de supplices, sans jambe ou alors une seule, gueule cassée de 40-45, ceux de l’autre, de 14-18 sont tous sur le monument.
Je crois que j’ai dormi
Lentement
Lentement, sans faire crisser les pneus, la voiture noire tourna le coin de la rue sombre.
Le passager observa un instant au fond d'une boutique illuminéonée tôt ce matin, Josée qui rangeait ses pistolets mous.
Un archer du roy sortit du bistrot fermé, titubant, il se dirigea dans la direction du bâtiment verbéton nouvellement inauguré par Piquet, l'inamovible édile de Singeville, abritant à gauche la salle de réunion du parti unique, à droite la baignoire collective et parfumée.
Un attentat allait-il se commettre ?
Le gorille du comité de récupération se retourna, faisant bruisser le velours chic de la limousine.
- Monsieur, vous ne devez pas remuer, on ne sait jamais...
- Que ne sais-je donc point, mon ami ?
- La ville n'est pas encore sûre, nous avons eu écho de goupils, d'autres font voler des avions, on bat monnaie dans des casini non reconnus par l'Adeps.
- Des casinis ?
- Un casino, des casini, la règle est différente, rien ne se passe ici comme ailleurs, le pays est divisé encore, il y aura fort à faire, point d'impatience, nous arrivons.
La grande automobile dégagea quelques centimètres cube de ce gaz toxique cher aux habitants, on passa une petite vitesse pour plaire à dame Durandeau, une porte cochère et halal pour l'équilibre pivota sur ses gonds et discrètement, se rangea sous un platane, dernier rescapé d'une longue série.
En face, derrière le rideau, observant l'inexorable aiguille du temps, un homme se retourna vers sa comparse :
- Il est six heures, ils sont arrivés !
Dix petites photomatonnées étaient étalées sur le maroquin, le futur conseil des ministres ? Il aurait bien aimé ...
Henri se gratta l’oreille, c’est un tic que le berger allemand qui lui servait de garde du corps, là-bas, lui avait appris. Cela déclenche une vague de plaisirs qui vous inonde et replace la libido au bon endroit, socialement c’est très utile, cela permet de réfléchir alors que l’interlocuteur poli attend.
Polyvalents, c’est cela, il me faut des polyvalents, pensa donc Henri en retournant chacune des petites vignettes, qu’en ai-je à faire des misses se rajouta-t-il.
Il serra un peu plus fort sous son bras gauche la chemise qui contenait trois dossiers, dont celui du mystère de son arrivée. Il se demanda quand il serait un peu seul pour en lire les pages principales, les gros titres, les mots soulignés. Le chauffeur avait parlé, un peu, durant le voyage, malgré l’inscription « met de wattman niet spreken » affichée sur le pare-soleil. Henri pouvait donc s’imaginer mille et une choses et trouver des renseignements plus précis que sa mémoire ne voulait lui en délivrer.
J’aurais donc trois frères à moins qu’il y ait des sœurs, mon père s’appelait Henri, là, cela sonne juste, c’est normal, je m’appelle Henri. Henri.
Le diable en rit encore, et cet Henri-là baisa donc ma mère, lui fit quatre enfant, je suis l’un des quatre, serais-je Henri quatre de Troyes, cela m’irait bien, comme un gant à trois doigts d’ingénial de Maurice, un alcoolo que j’ai connu dans ma jeunesse. Suis-je jeune ? Le vaux-je bien ? Fais-je partie des 43% d’obèses, les questions s’enchaînent sans réponses.
La salle du conseil se vide des fantômes qui s’y étaient un moment empilés : le portier, le chauffeur, le sinistre Piquet (président tout de même dudit conseil), une dame pipi qui s’en va prendre son service, un garde chiourme et un ancien garde barrière de la société nationale des chemins de fer que l’on avait dû licencier, il était, lui avait-on dit, cause d’un incroyable déficit mental de plusieurs milliers d’euros ...
D’euros ? Les écus sonnants et trébuchants ne sont donc plus de mode ? C’est donc vrai que l’on bat monnaie désormais là où le vent pousse les crocs à finance ? Il faudra que j’apprenne les noms de mes concurrents, que je sache tout des Coca, des Macdo, des Frère et Cousin, du général Motors et de quelques successeurs de l’IG Farben, faudra-t-il que je voyage, on me dit le plus grand bien de la Kublair line qui éraflerait la Virgin. Une vierge rouge, dois-je m’intéresser à tout cela ?
Pim pom pim pom pim pom , vitesse, bruit, gyrophare...
Aurait-on des nouvelles, propage-t-on de fausses nouvelles ?
Y-a-t-il un télégramme chez personne ? Trouverait-on là des nouvelles d’Henri ? Pierre-Henri THOMAS, « Umicore a peur du dollar et réduit ses effectifs » pérore-t-il.
Henri est-il en Alsace, James y est-il resté ? Henri serait-il en Italie, dans un palais florentin ?
On a trouvé ce texte quelque par, quelques parts, quelques mots, Blog Name: Henri Blog URL: http://jemappellehenri.skynetblogs.be Description: Entre Peter Pan et toutes les femmes de sa vie, un égaré permanent à cheval sur six sites... Category: Observations Country: Belgium User Name: Henri s’il fait beau Password Hint: Fruit de la passion Email: xian@swing.be.. Retour à la case départ !
Henri est-il sur un blog ?
Dit-on un blog ? Pourquoi pas une blogue ?
Faut-il être pour ou contre la féminisation des noms ?
Quand on voit l'usage qui est en est fait, grosse dondon ou araignée maigrichonne, on peut se poser la question.
Un gars : c'est un jeune homme, une garce : c'est une pute !
Un courtisan est un proche du roi, une courtisane : c'est une pute. Le masseur est kinésithérapeute, ma sœur masseuse est une pute ! Un coureur : c'est un joggeur, une coureuse : c'est une pute, on y reviens tout le temps, comme on dit, on va aux putes, un promeneur en VTT, c'est un cycliste et on peut dire qu’une rouleuse est une pute. Pour les sportifs, un professionnel : c'est un type de haut niveau, une professionnelle : c'est une pute.
Un homme sans moralité : c'est un politicien. Une femme sans moralité : c'est une pute. Un entraîneur : c'est un homme qui entraîne une équipe sportive, sa compagne l’entraîneuse : c'est une pute. Un homme à femmes : c'est un séducteur. Une femme à hommes : c'est une pute.
Un homme public est un Louis Michel, une femme publique : c'est une Valérie, une pute, quoi !
Un homme facile : c'est un homme agréable a vivre. Une femme facile : c'est une pute, et ainsi de suite jusqu’à l’infini sur le trottoir où opère le paveur.
Une femme qui fait le trottoir : c'est une pute.
Henri ? Question sans réponse ? Henri qui es-tu me demandé-je ?
Il serait donc question de réponse, un certain Bond, grand Jean, gominé et fadissime prétentieux aurait dit à Claudine : Je sais tout, cet Henri est du côté de Lüderitz. Ce n’est pas pour contrarier les amateurs du genre MI5 et permis de tuer, mais que diable Henri serait-il allé faire en cette galère échouée dans les déserts de sable ? Un autre, plus souple, un certain Caplan que d’aucun nomment Coplan pour qu’il n’y ait pas gourance d’avec ceux qui ont fait un disque parle de Hong-Kong, de Corée qui devient économiquement de très grande vitesse, d’un Henri qui serait dans des marécages du côté du fameux parallèle, rien que d’y penser me donne le tournis, je n’ai pas franchi le pont aux ânes et Pythagore n’est qu’un vieil hibou.
J’ai tout d même posé la question à Glouglou, j’ai tapé Henri (j’ai de la chance).
On m’a donc répondu que Paul-Henri est un héros, il ne peut pas mourir ! Ancien ministre d’état belge ayant eu la chance de se faire branler par sa nièce très jolie plus nue qu’a son tour, c’est une évidence qui ne me rapprochait pas de Henri, le mien, Henri Troyes, moi-même.
Un Henri tient place et langue à Givors, c’est dans le lyonnais, Henri le Lyonnais, ne pouvait être qu’un malfrat, inadorable, j’ai lu la lettre de Jean-Henri Fabre à Henri Devillario, cela ne m’a rien appris, le téléphone, allô, non, je n’avais pas pensé à la florentine Catherine, était-ce la fille qui se promène nue, encore une, dans l’atelier de peinture de Charles Vigor ? Sourire à une idée fugace : Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève. ...
Ce qu’il faut retenir est Alexandre-Edouard, ce serait le vrai nom d’Henri.
Je ne sais ni qui je suis, ni qui m’attend derrière cette porte et l’on voudrait que je sache tout des affaires. Je m’appelle Henri, le majordome qui s’est retiré le dernier m’a dit qu’elle m’attendait derrière la grande double porte à tentures embrasées.
Ma mère ? ma femme, ma fille, une donzelle d’un soir ?
J’ai pensé à l’intérimaire, à la pêcheuse en eaux troubles amstellodamoise, à Domino.
J’ai eu un mouvement du sexe dans mon justaucorps en imaginant celle que je devais aimer.
Foin d’attente, je marche d’un bon pas vers cet huis, je mets la main sur la poignée, un bronze fort joli ma foi, j’enclenche, je pousse, cela résiste !
Panique
Affolement peut-être, yeux, gauche droite allô mais qu’est-ce que c’est pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas ?
Tirer secouer chipoter tourniquer encore secouer un pas derrière un pas en arrière.
—. Alors mon ami, dis-je au laquais, que se passe-t-il ici, m’enferme-t’on donc ?
— Ton donque ?
— Ne jouez donc pas l’abruti, pourquoi cet huis ne s’ouvre-t-elle point alors que du poing je la force ?
— Monsieur s’énerve, Monsieur transpire, Monsieur ne devrait pas, nous sommes un jour consacré, il convient de dignité garder.
— Qu’est ce ce charabia ? Quelle consécration ? Joseph ! J’arrive, on me dit qu’on m’attend et je trouve céans des fermetures bouclées, ne m’avait-on promis une dame pour transitionner mieux entre cet hier d’enfer et demain le paradis, je le souhaite derechef et tout de suite, ouvrez !
— Je ne suis pas qualifié, j’ai fait médecine avant de m’inscrire à l’office rationnel des brutes malléables, je ne suis ni Joseph ni serrurier.
— Inscrit où ?
A l’orbemanpé Monsieur, Monsieur doit se mettre au goût du jour si Monsieur veut prendre ses fonctions mardi, Monsieur devrait lire la presse, derrière cette porte ne se trouve sans doute qu’un nouveau piège, Monsieur n’a-t-il pas lu le dernier conte du comte, on y compte neuf filles pendues dans le cabinet bleu, Monsieur devrait se relaxer se détendre, penser à d’autres choses, le soleil la mer le sable chaud sea sex and sun.
— Hante sunne ? Je n’ouis rien de votre jacasserie, mon ami, ah, non, je n’ai plus d’ami paraît-il, on me plonge dès ce mardi dans la finance, le haut vol, les délocalisations, et quand donc saurai-je, quelles nouvelles de ma famille, n’étais-je pas le poussin d’une poule qui aimait me materner, dois-je dimancher avec des footballeurs, des footbalistes, des je m’enfoutiste, des filles pendues, où sommes-nous donc ? Du sable chaud, oui, du sable chaud, mais quelle imagination à mettre en branle, quelle masturbation pour s’agaillardir un peu, ici, debout, sur ce parquet de chêne ! Me prend-on pour un légionnaire de Gainsbare, un fellouze d’Edith ?
— Nous avons une note du conseil, Monsieur, en attendant mardi, on doit satisfaire Monsieur, mais on ne peut tout faire, l’ancienne secrétaire de Monsieur avait suggéré une aventure sur le sable chaud, voyez-vous.
— Ah oui, celle-là, elle me la copiera, bonne à rien, elle aurait pu dire un pic un cap et le reste à l’avenant : Dehors il fait froid, le vent d’avril europocéanesque souffle, la mer est deauvilesque, le ciel est gris et nuageux, et le soleil a disparu...Alors fermant les yeux l’ardeur retrouve ardemment sa ligne de conduite, ce rayon de soleil épouse les courbes de mon corps et de la sensualité me pénètre intimement, dans les moindres recoins. Je m'évade, je suis loin, dans une île tropicale, là où il fait bon vivre coquin-gauguin. Au dessus de ma tête les palmiers crissent doucement dans le vent chaud. Le soleil est au zénith, une douce brise estivale enveloppe mon corps. Je marche pieds nus à la recherche d'une source de fraîcheur...même mon paréo très court et très léger devient insupportable. J'écoute le cliquetis des becs de perroquets perchés sur les palmes, j'ai trouvé le paradis, une île et je suis heureuse. J'ai envie de danser dans les rayons appolinesques. Langoureusement je m'avance sur le sable chaud ah le voilà n’est ce pas, le sable chaud, qui ne colle pas grâce aux nouveaux produits Roc qui dérident et soudain je reconnais le son de la fraîcheur...un ruisseau ? une crique ? A n'en pas douter c'est bien le son enchanteur de l'eau qui trébuche de rocher en rocher.... Ma curiosité est aiguisée et j'accélère mes pas qui commencent à brûler sur le sable de plus en plus chaud. Alors, Joseph, n’est-ce pas l’Académie ici bientôt promise, ç’est ça la jactance, mon ami, ah non, valet de pied, comment dire, quelle fonction avez-vous donc reçue de cet Orbem, secrétaire, particulier, pour moi, comme c’est étrange, j’avais pourtant suggéré des jupes, flottantes, des culottes, absentes, des jambes, divines, on n’est plus servi ! Je m'enfouis au milieu de ces lianes...dirigée par ce bruit tonique et je découvre...oui ! Une belle petite cascade enchanteuse. Le clapotis d'une roche à l'autre est devenu une invitation, je m'avance lentement. Les années ont passé, Céline, non, on s’égare, sable chaud, Evian qui dissipe les graisses, source, ah oui, source du dimanche matin, source qui a creusé à sa base comme un coquillage....une petite piscine où l'eau transparente scintille au soleil. Autour de moi le silence est roi, comment résister ? Lentement je fais glisser mon paréo à mes pieds et telle une petite fille je cours me réfugier sous cet havre de fraîcheur. Enfoncée dans l'eau jusqu'a mes fesses je ferme les yeux et laisse l'eau ruisseler sur mon corps, sur mes seins dont les boutons durcissent. La caresse de l'eau est si douce, pareille a celle d'un homme dont le désir commencerait à monter. Je souris, je ris en pensant à l'image que je dégage....si quelqu'un me voyait ! Je m'allonge dans l'eau laissant mon corps flotter à la surface, mes seins, mon pubis exposés au soleil.
— Hum hum !
— Eh bien ?
— Monsieur s’emballe, Monsieur devrait se calmer, je n’ai pas la clé qui ouvre cette porte et toute cette partie de la maison qu’ici l’on nomme gynécée. Certes Monsieur a du talent, certes il fut question de sable chaud mais je demande à Monsieur, un peu de sang-froid, peut-être Monsieur prendrait-il un café, inviterait-il un ami à déjeuner, passerait-il des commandes lucides et réalisables, du sable, Monsieur, et chaud de surcroît ? Monsieur devrait revenir bien à plat sur le parquet ciré. Monsieur a-t-il remarqué, l’équipe de Cemstobel a bien travaillé pour le retour de Monsieur.
Dimanche
Sable
Sable, sable, sable chaud
Tu me caresses le dos
Sable, sable, sable doux
Tu me caresses la joue
Sable, sable, sable fin
Ah! Mon Dieu que je suis bien
Sable, sable, sable gris
Je sens que je m'engourdis
Sable, sable, sable d'or
Et voilà que je m'endors.
La poule a pondu
Cot, cot, cot,
La poule a pon, pon,
Cot, cot, cot,
La poule a pondu.
Non, non, non,
Ce n'est pas un oeuf,
Non, non, non,
Mais une laitue.
Cot, cot, cot,
La poule a pon, pon,
Cot, cot, cot,
La poule a pondu.
Non, non, non,
Ce n'est pas un oeuf,
Non, non, non,
Mais une tortue
Cot, cot, cot,
La poule a pon, pon,
Cot, cot, cot,
La poule a pondu.
Non, non, non,
Ce n'est pas un oeuf,
Non, non, non,
Mais une pomme joufflue.
Cot, cot, cot,
La poule a pon, pon,
Cot, cot, cot,
La poule a pondu.
Non, non, non,
Ce n'est pas un oeuf,
Non, non, non,
Mais un gros zébu.
Cot, cot, cot,
La poule a pon, pon,
Cot, cot, cot,
La poule a pondu.
Non, non, non,
Ce n'est pas un oeuf,
Non, non, non,
Mais une laitue,
Une tortue,
Une pomme joufflue
Un gros zébu.
Monsieur est très fatigué....
Angoisse